06.05.2009
Oui ou non?
Je continue, oui ou non ?
En passant du temps sur ce blog, j’ai peur d’une probable accoutumance. Ai-je le temps ? Je ne sais pas. Cela dit, c’est intéressant d’écrire ; de publier, car c’est de cela qu’il s’agit, puisque l’on s’adresse à un public, si minime soit-il. Je n’ignore pas que les bloggeurs, et c’est leur grande spécificité, écrivent d’abord pour eux-mêmes. Pour mieux se connaître et se comprendre. En laissant des traces. A tel moment de ma vie, « je » pensais exactement cela. Ce qui n’empêche pas, par après, au vu de ce que l’on apprend, de modifier sa pensée. Je fais mienne cette belle formule, attribuée, je crois, à Paul Valéry : « Je ne suis pas toujours de mon avis ».
Interprétation
Mes proches ont pu paraître étonnés de mon tout premier post. En effet, il semble mélancolique, nostalgique, aux dires de certains. Je corrige de suite. Je suis un homme tourné vers le présent et l’avenir, qui pense que le meilleur est devant nous (l’espérance chrétienne) ; mais aussi, que le monde ne cesse d’évoluer. En bien. Un exemple concret, banal, parmi d’autres. Etre une femme, en Europe, c’est mieux en 2009 qu’il y a encore un demi-siècle. Elle ne vote en Belgique que depuis 1946. Et il a fallu attendre les années 70 pour qu’elle puisse ouvrir un compte bancaire sans l’autorisation de son mari ! Non, le passé, c’était souvent pire.
Si j’ai repris « Le temps des cerises », c’est pour trois raisons.
D’abord il s’agit d'une mélodie « mélodieuse ». Qui vous fait vibrer ; qui fait que le mélomane intériorise et s’approprie la chanson.
Ensuite, cela reste un chant d’espoir. Que le monde est à construire. Que c’est nous qui le construisons. Et c’est notre responsabilité.
Enfin, l’interprétation qu’un chef-d’œuvre peut engendrer. Je déteste en général les émissions style Star’ac. Les pseudo-artistes, souvent, ne sont que des sosies. Ils imitent, comme de bien pâles perroquets. Une interprétation réussie, c’est une RE-CREATION. Goldman et Bruel, en usant du son d’une unique contrebasse, vous obligent à écouter les paroles, à couper le gsm pour vous isoler… tant l’instant paraît grave.
Noir Désir (merci Ephrem), sortant de prison, ne fait pas autre chose. Il crie sa difficulté à vivre dans un monde, comment dire,… dans un monde qui ne vous fait pas de kdo ! Ou le destin peut basculer, après une nuit d’horreur. On aime ou on n’aime pas, peu importe ; mais on ne niera pas qu’il s’agit d’une réelle interprétation. Là, c’est l’artiste qui s’exprime.
19:53
Écrit par Blaise
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23.04.2009
Le temps passe...
Et ces cerises restent mûres ; rouges d'espoir... J'ai une pensée pour mes deux grands-pères, très catholiques l’un comme l’autre; et pourtant partisans de cet hymne… socialiste. Paul-Le-Paternel, boulanger, au caractère franc et déterminé, l’interprétait à chaque fête de famille. Camille-Le-Maternel, fermier, timide et réservé, le fredonnait en labourant ses champs. Superbe interprétation de Goldman et Bruel.
21:33
Écrit par Blaise
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